Désolée !
Cette année pour les fêtes de fin d’année nous proposons aux spectateurs du Grand Théâtre Coppélia.
Ce spectacle du Ballet de Madrid, tourne dans toute la France et requiert donc moins de travail qu’une production faite à Reims.
Nous allons donc souffler un peu malgré les représentations.
Aussi je reviens vers vous pour vous parler de Cormontreuil, petite ville qui jouxte Reims*.
Elle possède un parc agréable où passe la Vesle.
Elle est cependant assidument fréquentée pour son centre commercial, le plus important autour de Reims.
La plus ancienne trace écrite relatant cette commune se trouve dans le « Polyptyque de Saint-Remi » datant des environs de 850.
Cormontreuil y est mentionnée sous le nom de « Curtis Monasteriolis », c'est-à-dire « la cour (la ferme) du monastère ».
Au fil du temps elle changera une cinquantaine de fois d’appellation.
Pour n’en cité que quelques uns :
IX-Xe siècle Curtis Monasterialis
1182 Curmonstrol
1197 Curmustrellum
1230 Cormothoriolum
1294 Courmonstrueil
vers 1320 Cour-Montereuil
1556 Courmonstreuil
1560 Cormontreul
1615 Cormonstreuil
1692 Cormontreil
1771 Cormontreuille
Cormontreuil
Son blason date de 1988
· Le chef (chargé du nom de la commune) symbolise le département de la Marne et donc l'appartenance de notre commune à la
Champagne.
· La fleur de lys évoque l'abbaye de Saint-Pierre-les-Dames, dont les abbesses furent seigneurs de Cormontreuil jusqu'à la Révolution de 1789.
· La croix de Saint André évoque le patron de la paroisse, Saint André, apôtre qui fut crucifié sur une croix en forme de X.
· Le compas fait référence à Gérard Chardonnet, connu sous le nom d'arpenteur de Cormontreuil. Il symbolise également l'ouverture de la commune sur le monde technologique et le progrès.
· Le clou rappelle les moulins qui étaient situés le long de la Vesle, évoquée ici par les courbes situées au bas du blason.
· Les étoiles enfin sont là pour mentionner notre appartenance à l'Europe.
Ce blason, évocation du passé lie donc passé notre avenir…
Tous les renseignements ci-dessus sont issus du site de la ville de Cormontreuil.
Cormontreuil possède un galerie de peinture ; La salle Suzanne Tourte .
Née à Cormontreuil le 16 décembre 1904, réfugiée à Paris pendant les tourmentes de la 1ère guerre mondiale, Suzanne Tourte étudies au Conservatoire de Musique et aux Beaux-arts
de Reims
Dès l'âge de 20 ans, elle s'installa à Paris. Capitale de l'avant-garde artistique internationale, Paris offrait pour les artistes le plus grand marché de peinture au monde, les plus
talentueux y trouvaient des amateurs pour acquérir leurs œuvres, des galeries et des salons pour y exposer leurs peintures.
Peintre-graveur de premier
plan, Suzanne Tourte évoluait à Paris dans le meilleur monde artistique et littéraire. André Maurois, Hervé Bazin, Paul Guth, Armand Lanoux, Louise de Vilmorin, Robert Mallet, Paul Fort ont
cultivé son amitié et chanté ses louanges.
En ce début du 20e siècle où les concepts fondamentaux de l'art sont remis en cause, Suzanne Tourte assista à une concurrence sans retenue entre les artistes qui sont à la recherche de nouvelles voies d'expression : audace du fauvisme, affirmation du cubisme, naissance de l'abstraction, agressivité de l'expressionnisme et tant d'autres… puis le « retour à l'ordre » à la seconde guerre mondiale.

Son œuvre peut se répartir en quatre périodes :
Œuvres de jeunesse La Champagne, terre natale
1938, période lyrique
1946, Période d'enroulements
1950, Période géométrique
1954, Période sereine
« Suzanne Tourte transpose et interprète selon sa fantaisie, avec tout le féminin
raffinement qui fait son charme. Elle peint comme elle chante ou comme elle joue du pipeau. Et elle se prend à son propre jeu, à sa propre passion... un point s'écrase, s'étire, s'enroule, tourne
en volute, en spirale, s'allonge et se casse en ligne brisée, s'offre en triangle, se double, se triple, se multiplie... Avec une persévérance qui émerveille, cette artiste magnifique tisse sa
toile, tout à son ouvrage, à la fois bouleversée par une lumière intérieure et lucide, volontaire, tenace, ne laissant rien au hasard, sachant brider ses instincts, mûrissant avec les mois,
parfois les années, ses accords et ses formes…
Suzanne Tourte
administre la preuve éclatante et impérissable que si «l'Art Moderne» s'affranchit de la Nature au gré de l'imagination créatrice et de la fantaisie, il n'est pas nécessairement une peinture de
hasard, une pirouette facile ou une imposture »
René Vigo
Membre de la Société des Gens de Lettre du Pen Club
"La Vie en champagne", décembre 1955
Franz Marc (8 février 1880 à Munich – 4 mars 1916 à Gussainville près de Verdun ) est l'un
des principaux représentants de l'expressionnisme allemand.

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